Les Chemins du Soleil : jour 1 / la Chapelle-en-Vercors – Châtillon-en-Diois

Avec Cyrille, nous avons bien tenté de nous inscrire en Elite à ce raid. Mais notre palmarès ne nous a pas permis de concourir dans cette catégorie. Nous nous sommes donc jetés sur les places randos dès l’ouverture des inscriptions. Finalement, ça n’est pas plus mal car nous l’avons abordé avec moins de sérieux et de stress. Ça a permis à Cyrille d’avoir plus de temps pour son petit Paul fraichement débarqué du ventre de sa maman. De mon côté, je ne sais pas ce qu’un raid sur plusieurs jours peut donner : on se crame le premier jour et ensuite on rame ? Comment on fait pour dormir en camping lorsqu’on est cuit ? Bref, plein de questions dont les réponses vont pouvoir être trouvées avec zen 😀.

📷Marc Chaland

Un raid comme cela, aussi loin, ça demande organisation et patience. Nous passons une première nuit dans un gîte pas loin du camping du premier soir. Le responsable du gîte (Gil / La Maison de l’Aventure) n’était pas au courant qu’une course avait lieu à côté de chez lui. Ce gîte, je le connais. J’y ai fait au moins trois concentrations moto. Une fois, ma 851 a pris une rafale de vent et a fini sur la moto d’un ami. C’est aussi l’endroit où Caro m’a pécho après 8 ans de camaraderie plus ou moins houleuse. Au premier regard, on s’est reconnu : Gil m’a sorti le nom de Caroline en quelques secondes 😄.

Pendant le repas, nous côtoyons trois Belges, des Flamands. Parmi eux, le plus âgé, parle plutôt bien Français. Nous entamons la discussion pour savoir à quoi peut bien ressembler ce raid. On est un peu inquiet car ils nous disent que tout passe sur le vélo sauf quelques endroits. Lorsque des Belges disent ça… 😒 On croit comprendre qu’ils ne vont pas porter la voiture à Gap le lendemain. Plus tard, je vais extrapoler qu’ils sont organisés à trois. Tous les jours, un prend le volant de la voiture. Ce qui fait qu’ils ne vont rouler tous que deux jours sur trois.

📷Marc Chaland

Jeudi matin, après avoir récupéré nos plaques, Cyrille part direction Gap pour poser la voiture. Je reste au camping pour monter les tentes. Je fais la connaissance d’une personne. Il me dit qu’il est charpentier et qu’il fait du VTT pour le plaisir. Il se plaint de devoir faire la nocturne ce soir car il a été recruté pour faire équipe avec un coureur plus jeune que lui. Ça l’embête car il a l’habitude de gagner sa catégorie et qu’avec ce binôme, il change de niveau. Rapidement, je comprends qu’il a un gros niveau.

Le camping est assez petit et comporte une petite dizaine de douches. Ce soir, nous serons 800. La soirée s’annonce promiscue. Cyrille revient. Il s’est acheté des pommades pour soigner le torticolis qu’il s’est fait ce matin, lors du retrait des plaques, en ramassant une feuille contenant une partie de la liste des inscrits. Ça lui apprendra à rendre service 😜. Surtout que le bénévole a jeté la liste car il manquait la colonne des numéros de dossard 😅.

📷Marc Chaland

Finalement, la promiscuité ne s’est pas tellement fait sentir le soir, au moment de la douche. Les gens sont disciplinés et pas une seconde n’est perdue. Par contre, pour le caca du matin, c’est plus compliqué. Cyrille a du mal à me décrire le carnage après le petit déjeuner à 5h du matin. On boucle le paquetage le plus rapidement possible pour se mettre en grille. Les élites partent et, chez les randonneurs, ça se bouscule pour être bien placé. On se retrouve en milieu de peloton.

📷Jérôme Genée

En quittant la route, premiers bouchons : les cailloux sont mouillés et ça patine. On est pris dans le trafic. On commence à regretter de ne pas être partis avec les élites. On se dépatouille un peu, mais nous nous faisons remonter dès que ça redevient roulant.

📷Rémi Fabrègue Agence Kros / RAID VTT
📷Rémi Fabrègue Agence Kros / RAID VTT
📷Rémi Fabrègue Agence Kros / RAID VTT
📷Rémi Fabrègue Agence Kros / RAID VTT

En arrivant au col de la Chaux, la vue est magnifique. Premier poussage et puis ça bascule. Une belle descente comme à l’école. Nous sommes bien bouchonnés mais Cyrille arrive à se faufiler et je le perds presque de vue.

📷Jérôme Genée

On a droit à un beau pétard. Je mets le pied à terre assez rapidement car je sens le traquenard. Cyrille résiste mais ne me distance pas tant que ça. J’ai la sensation qu’il y a laissé pas mal de jus car je le trouve moins vigoureux sur les obstacles suivants. Dans la descente vers Die, je m’arrête en plein milieu. Normalement, dans les randonnées en Île de France, quand il y a une descente en ligne droite goudronnée, c’est que je me suis trompé de route. Ben là non 😞.

Heureusement, le traceur nous a réservé une pépite pour la fin. Lorsque l’on quitte la route, je reconnais le chemin que j’ai déjà fait en famille. Je sais qu’on va s’amuser. Hélas, je commence à cramper avant la fin du dessert. Je marche un peu pour les calmer. Cyrille a été en difficulté dès le début du chemin. Je me dis que je vais l’attendre au col. Mais la pente change très progressivement, si bien que la descente commence sans que je m’en rende vraiment compte.

Il y a des épingles plus compliquées et c’est bien engagé. Un lot de racine et une petite marche me perturbent. Je n’arrive plus à lire la piste assez loin par rapport à ma vitesse. Je ralentis fortement mais ma roue avant se prend dans une racine. Je me retrouve juste devant le vélo, pas trop loin : un mini-OTB quoi. J’ai quand même cassé la commande de blocage de mon amortisseur. Pas bien grave. Je remonte. Un peu plus loin, même scénario, mais je refuse de passer devant en couchant le vélo. Je suis cuit.

En rejoignant le chemin forestier, j’attends Cyrille en scotchant ma commande fraîchement cassée. Nous rejoignons Châtillon. Je suis un peu frustré de ne pas avoir pu profiter de ce dernier tronçon bien sympathique.

📷Marc Chaland

On récupère les bagages et plante la tente. Séquence récupération dans le torrent qui passe au pied du camping. Cyrille se fait masser, douche et on part manger une glace artisanale. Les troquets sont pleins. Les serveurs sont débordés. A la supérette du village, il y a une queue énorme. On a l’impression d’être aux heures de pointe dans un magasin Parisien 🤣. Bref, Châtillon est charmant, mais un peu sous-dimensionné.

📷Marc Chaland

Après un bon repas, nous ne nous faisons pas prier pour aller nous coucher, d’autant plus qu’il n’y a rien d’autre à faire.

📷Marc Chaland

Photos : Marc Chaland, Jérôme Genée et Rémi Fabrègue Agence Kros/ RAID VTT

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